Une subvention de 10 000€ de la Ville de Quimper pour Notre-Dame de Paris ? Ou pour Notre-Dame de Locmaria ?

 

La première adjointe, Isabelle Le Bal, a présenté au conseil municipal de Quimper ce jeudi 25 avril une délibération visant à accorder une subvention de 10 000€ à la Fondation du Patrimoine pour la restauration de Notre Dame de Paris. J’ai voté contre cette décision. Mon intervention au Conseil Municipal retranscrite ci-dessous en explique les raisons.

 

Les Quimpérois ont été profondément touchés, comme l’ensemble des français et la communauté internationale, par l’incendie qui a ravagé la charpente et la flèche de Notre Dame de Paris, symbole, emblème, à la fois religieux et patrimonial, de l’histoire, de la culture et de l’art français.

Cette émotion et la volonté de participer à l’effort de reconstruction se sont manifestées déjà massivement au travers de dons de particuliers et d’entreprises puisque l’on frôle le milliard d’euros. Sans préjuger du coût final des travaux, il y a là de quoi voir venir.

Mais ici à Quimper, nous avons aussi un patrimoine religieux à préserver : Notre Dame de Locmaria, millénaire, dont la charpente attaquée par la mérule, présente des risques d’effondrement, l’église Saint Alor à Ergué Armel dont la charpente doit aussi être refaite, celle de la Trinité à Kerfeunteun où la toiture doit être revue, la chapelle de Ty Mamm Doué qui voit sa voûte affaiblie. Lire la suite de « Une subvention de 10 000€ de la Ville de Quimper pour Notre-Dame de Paris ? Ou pour Notre-Dame de Locmaria ? »

Quimper, Etats Généraux des politiques publiques : une consultation « pour de rire »?

J’ai assisté vendredi  à l’atelier citoyen organisé à la MPT de Kerfeunteun dans le cadre des Etats Généraux des politiques publiques.  Les élus d’opposition n’étant pas conviés,  je l’ai fait après m’être inscrite comme tout citoyen.

Ces ateliers posent des questions de forme et de fond.

De forme d’abord : le terme d’atelier est dévoyé ; la séance ne comportait ni débat ni travail de construction mais consistait en une sorte  de sondage, plutôt sympathique d’ailleurs,  dont la passation se fait en commun dans un temps et  un lieu donnés, ce qui permet  au  Monsieur Loyal de lire au public la plupart des remarques griffonnées sur les papiers par les participants.  Mais ce sondage aurait pu tout aussi bien se réaliser sans présence physique : la suite du sondage s’effectuera d’ailleurs  numériquement ; il s’agira d’attribuer une note de 1 à 10 à chacune des propositions.

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Se rassembler pour la démocratie et le progrès

 

L’alliance annoncée entre François Bayrou et Emmanuel  Macron est une excellente nouvelle. Francois Bayrou fait preuve de responsabilité devant la possibilité d’une élection de Marine Le Pen que renforcerait un éparpillement des votes.

Ajoutée au soutien de François de Rugy, avec dans son sillage des élus UDE comme François Michel Lambert  porteurs d’une écologie positive, pragmatique,  elle participe à une dynamique de rassemblement  des forces progressistes du pays  que le Front Démocrate/UDE a toujours préconisé

Il y a urgence en effet à s’extirper des conservatismes de tous bords.  Devant les questions économiques, sociales, environnementales  posées à la nation,  la priorité est de  chercher des réponses pertinentes,  efficaces  pour les citoyens français avant de se demander si elles sont de gauche ou de droite.

Seuls  ce rassemblement et la formation  ensuite d’un gouvernement de coalition comprenant des centristes, socialistes et écologistes etc   engagés sur ces priorités   pourront  éviter de basculer dans des extrémismes mortifères pour la démocratie.

Quimper : une priorité aux voitures qui dégrade la ville

585 000 passages de voitures par an aux bornes du centre piétonnier : pollution pour les habitants, dégradation du patrimoine historique, coûts des accidents matériels portés par les contribuables,   et risque de victimes (penser à l’afflux de véhicules dans la rue Elie Fréron aux heures d’arrivée des élèves des collèges et lycée),  image repoussoir pour les touristes.  Tel est le résultat du message  électoral: « Quimper  doit être une ville  totalement ouverte aux voitures » qui a porté à la tête de la ville l’équipe de Ludovic Jolivet.

Qu’on se rappelle les positions de l’époque : le futur maire et une association d’usagers du centre-ville menée par  Yves Gentric, maintenant conseiller municipal délégué à la gestion des espaces publics, faisaient incomber les difficultés des commerces du centre-ville à un projet de plan transport qui n’avait pas encore été réalisé et au manque de stationnements. La solution, selon eux, étaient de « libérer » Quimper pour les voitures.

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Vivre ensemble par la laïcité pour éviter la fracture de la société française

 

Depuis quelques années l’actualité a remis au devant de la scène la question de la laïcité. Le Front Démocrate 29 et le cercle Albert de Mun, plutôt que d’entrer dans les polémiques malsaines, a préféré engager un travail de fond sur les modalités pratiques de la laïcité vécue au quotidien,  sans négliger la réflexion sur nos capacités à vivre ensemble avec toutes les différences qui caractérisent une société ouverte et démocratique. A la suite d’une conférence-débat réunissant 150 personnes en juin 2015, des ateliers citoyens se sont attelés à cette tâche, dont la synthèse partielle est à découvrir ci-dessous. Lire la suite de « Vivre ensemble par la laïcité pour éviter la fracture de la société française »

Conseil municipal : une interpellation sans réponse sur la fête de la musique

Depuis que le maire de Quimper a réduit à 6 séances  annuelles les conseils municipaux, ceux-ci, étant donné le nombre de dossiers à traiter, s’allongent indéfiniment (celui du 30 juin dernier s’est terminé à plus de 22h). Or la presse quitte la salle vers 20h afin de boucler les comptes-rendus pour le lendemain, et bien des interventions et débats ne sont pas portés à la connaissance des quimpérois.

Vous trouverez donc ci-dessous mon intervention à l’occasion d’une délibération lors du conseil municipal du 30/06/2016 portant sur un prix de la fête de la musique. Le maire, estimant l’intervention « polémique », a refusé de répondre.

 » Vous nous présentez ici une délibération sur un prix de la fête de la musique, après coup d’ailleurs  puisque déjà décerné, pour un montant de 150€.

Mais pour faire venir le groupe les Fatals Picards avec un cachet autour de 10 000€ (on le présume puisqu’il n’y a aucune transparence là-dessus) sans compter les frais de logement, déplacement, SACEM etc, pas de délibération, pas de débat.

Pour discuter  du sens que l’on veut donner à la fête de la musique à Quimper, pas de délibération, pas de débat.

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Fermeture du Quartier : l’opposition stérile entre culture patrimoniale et art contemporain

La stratégie à l’œuvre derrière la décision municipale de ne plus subventionner Le Quartier se dévoile. Les arguments avancés par la municipalité Jolivet : baisse des dotations d’État, nécessité de conforter d’autres structures culturelles quimpéroises, s’avèrent les paravents d’un projet qui a sans doute été l’objet d’un accord lors des dernières élections municipales. Le silence d’Isabelle Le Bal, adjointe mais aussi conseillère régionale et vice-présidente de la commission culture à la Région étonnait. On le comprend mieux à voir ressurgir maintenant le projet d’un centre des métiers d’art et d’artisanat qui avait capoté sous le mandat d’Alain Gérard. Prévu dans l’ancien prieuré de Locmaria, la vente des locaux au privé l’avait fait disparaître. Mais est-ce au Quartier de faire les frais des errements politiques d’une municipalité antérieure ? Pourquoi vouloir opposer deux approches : celle d’une culture patrimoniale et celle d’un lieu de diffusion de la création contemporaine comme si l’une devait effacer l’autre, comme s’il n’y avait pas la place pour les deux à Quimper ?

Cornouaille : des Assises sans envergure

Se borner, après plus de 2 ans de mandat comme président de Quimper Cornouaille Développement, à un constat négatif de l’identité cornouaillaise, c’est bien maigre et c’est bien triste. Ludovic Jolivet semble découvrir la multipolarité de la Cornouaille et ignorer le travail de diagnostic et de prospective réalisé en 2012-2013 lors la démarche prospective « Cornouaille 2030 » dont Michel Canevet animait le comité de pilotage. Ce travail étalé sur plusieurs mois a mis au jour les caractéristiques fortes et la vision du territoire sur lesquelles s’appuyer pour établir un scénario de référence à l’horizon 2030 (voir PDF ci-dessous à partir de la p.38). A moins de vouloir jouer les Pénélopes, on s’étonne de voir l’absence de prise en compte des travaux antérieurs dans ces Assises qui pouvaient se centrer sur les actions concrètes à décliner maintenant. Mais elles n’ont accouché que d’un vague projet d’événementiel cornouaillais.

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L’Europe en danger ?

Vous avez été nombreux à venir assister et débattre en juin dernier lors de la première conférence-débat du Front Démocrate 29 et du cercle Albert de Mun sur la question de la laïcité.

Nous vous proposons une nouvelle rencontre le 9 mai prochain à 20h  salle 1 des Halles Saint François (entrée rue Amiral de La Grandière)

A quelques semaines du referendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union Européenne, nous vous invitons à une conférence-débat intitulée:

L’EUROPE EN DANGER ?

Acquis et impasses des politiques de l’Union Européenne

Peut-on trouver un nouvel élan pour l’Europe ?

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Drôles d’indignés

Après le bilan que fait Bernard Poignant des deux premières années de mandat de Ludovic Jolivet, celui-ci, à défaut de répondre lui-même, lâche ses troupes, enfin quelques-unes, sa garde rapprochée, qui jouent les indignées. Elles confirment plutôt ce que l’on sait de la gouvernance du maire actuel : une aversion pour la liberté d’expression et le débat démocratique ; car on voit mal au nom de quoi un ancien maire et député se verrait interdire l’expression de son opinion sur la gestion de la ville, de la communauté, de la Cornouaille. Cette logique affichée : « candidat battu = candidat muet  » ne s’est pourtant pas appliquée au chef de leur parti, Nicolas Sarkozy. Non content de se déverser dans les médias depuis sa défaite en 2012, il veut aujourd’hui se représenter aux prochaines présidentielles. Fais ce que je dis, pas ce que je fais.