Se rassembler pour la démocratie et le progrès

 

L’alliance annoncée entre François Bayrou et Emmanuel  Macron est une excellente nouvelle. Francois Bayrou fait preuve de responsabilité devant la possibilité d’une élection de Marine Le Pen que renforcerait un éparpillement des votes.

Ajoutée au soutien de François de Rugy, avec dans son sillage des élus UDE comme François Michel Lambert  porteurs d’une écologie positive, pragmatique,  elle participe à une dynamique de rassemblement  des forces progressistes du pays  que le Front Démocrate/UDE a toujours préconisé

Il y a urgence en effet à s’extirper des conservatismes de tous bords.  Devant les questions économiques, sociales, environnementales  posées à la nation,  la priorité est de  chercher des réponses pertinentes,  efficaces  pour les citoyens français avant de se demander si elles sont de gauche ou de droite.

Seuls  ce rassemblement et la formation  ensuite d’un gouvernement de coalition comprenant des centristes, socialistes et écologistes etc   engagés sur ces priorités   pourront  éviter de basculer dans des extrémismes mortifères pour la démocratie.

Le début de la fin pour la Cornouaille ?

 C’est un délitement du Pays de Cornouaille qui s’amorce avec le choix de la nouvelle communauté de communes de Pleyben-Chateaulin-Porzay d’adhérer au Pays de Brest. Cette décision  est, selon ses élus, motivée par « le peu de considération » du Pays de Cornouaille à leur égard.  C’est malheureusement symptomatique de l’attitude de son président, Ludovic Jolivet. Comment en effet convaincre ses interlocuteurs quand on ne croit pas soi même au projet cornouaillais ? Comment impulser une dynamique quand on en est encore à  s’interroger sur l’identité cornouaillaise ? En fait Ludovic Jolivet est sur une position de repli : la re-création du Pays de Quimper sous la forme d’une communauté  d’agglomération  élargie à Fouesnant et Concarneau. Mais d’une part ce qui était une dimension pertinente il y a 25 ans quand il n’y avait ni communautés de communes ni métropoles, ne l’est plus dans le contexte d’aujourd’hui. On ne refait pas l’histoire. D’autre part les unions quelles qu’elles soient ne se décrètent pas à coups de fouet ou dans la condescendance. Ces méthodes doivent laisser place à  une volonté politique affirmée de créer un avenir cornouaillais et à un dialogue constructif et respectueux avec les autres communautés. Faute de quoi nous risquons d’aboutir à une Cornouaille exsangue où les communes de l’est cornouaillais seront plus convaincues par le dynamisme du Pays de Lorient que par le laisser aller des instances dirigeantes cornouaillaises.

L’unité ne se décrète pas, elle se construit.

La victoire de Fillon et de son programme très réactionnaire ouvre de nouvelles voies à gauche et au centre. L’analyse de son électorat avec une prédominance forte des hommes (56%),  des plus de 65 ans (39%) et des retraités (43%) précise en contraste ceux qui sont rebutés par son programme.  Encore faut-il savoir les persuader et leur proposer un projet  et un-e porteur (se) de projet crédibles.

A gauche et surtout au Parti socialiste,  les appels incantatoires à l’unité se succèdent ces dernières semaines, à chaque fois désavoués par de nouveaux propos incendiaires  ou  de nouvelles candidatures avec en point d’orgue  les attaques du premier ministre, Manuel Valls, contre son président. En son temps il avait pourtant violemment stigmatisé la « trahison » d’Emmanuel Macron.

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Comment soutenir un président qui ne se soutient pas lui-même ?

Ce n’est pas tant le contenu des confidences livrées aux journalistes du Monde qui pose question, bien qu’elles suscitent de nombreuses indignations.

Certaines ont été faites il y a plusieurs mois, ce qui en change la portée (Notre Dame Des Landes), d’autres sont l’objet de contresens, volontaires ou non : il est tout à fait louable de penser qu’une intégration intelligente et une laïcité respectueuse de ses principes originels amèneront plus sûrement des femmes à se dévoiler que les interdictions et la relégation. Oui, la Marianne du futur sera peut être une femme issue de l’immigration ( aujourd’hui 30% des nouveaux-nés ont au moins un parent issu de l’immigration.).

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A Quimper, le transport public n’a pas la cote

Bus ou train, le transport  de voyageurs n’est pas aimé de l’actuelle majorité. Cette posture idéologique qui privilégie la voiture est préjudiciable aux cornouaillais et quimpérois. On l’a vu pour la circulation et le stationnement anarchiques en centre piétonnier  (pourquoi en effet aller se garer sur des places payantes et risquer une contravention en cas de dépassement horaire alors qu’on peut le faire impunément dans le centre historique).

C’est vrai du transport ferroviaire avec l’abandon  de l’aménagement de la gare et du pôle d’échanges multimodal renvoyé aux calendes grecques : Quimper sera la dernière gare de Bretagne aménagée pour l’accueil de la LGV et elle ne comprendra pas de parking, pourtant indispensable pour recevoir les nombreux cornouaillais qui viennent y prendre le train (le projet précédent  en comprenait un de 425 places).

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Quimper : une priorité aux voitures qui dégrade la ville

585 000 passages de voitures par an aux bornes du centre piétonnier : pollution pour les habitants, dégradation du patrimoine historique, coûts des accidents matériels portés par les contribuables,   et risque de victimes (penser à l’afflux de véhicules dans la rue Elie Fréron aux heures d’arrivée des élèves des collèges et lycée),  image repoussoir pour les touristes.  Tel est le résultat du message  électoral: « Quimper  doit être une ville  totalement ouverte aux voitures » qui a porté à la tête de la ville l’équipe de Ludovic Jolivet.

Qu’on se rappelle les positions de l’époque : le futur maire et une association d’usagers du centre-ville menée par  Yves Gentric, maintenant conseiller municipal délégué à la gestion des espaces publics, faisaient incomber les difficultés des commerces du centre-ville à un projet de plan transport qui n’avait pas encore été réalisé et au manque de stationnements. La solution, selon eux, étaient de « libérer » Quimper pour les voitures.

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Vivre ensemble par la laïcité pour éviter la fracture de la société française

 

Depuis quelques années l’actualité a remis au devant de la scène la question de la laïcité. Le Front Démocrate 29 et le cercle Albert de Mun, plutôt que d’entrer dans les polémiques malsaines, a préféré engager un travail de fond sur les modalités pratiques de la laïcité vécue au quotidien,  sans négliger la réflexion sur nos capacités à vivre ensemble avec toutes les différences qui caractérisent une société ouverte et démocratique. A la suite d’une conférence-débat réunissant 150 personnes en juin 2015, des ateliers citoyens se sont attelés à cette tâche, dont la synthèse partielle est à découvrir ci-dessous. Lire la suite de « Vivre ensemble par la laïcité pour éviter la fracture de la société française »