A peine une première présentation des scenarii de Grande salle faite aux conseillers communautaires par le cabinet en charge de l’étude, et l’on apprend par la presse le choix du scénario de Penvillers par le maire de Quimper et président de QBO. Son vote par le conseil communautaire en juin paraît déjà acté et le calendrier des opérations déroulé.
Un projet de cette envergure (4000 places 30 M€ TTC, 26 M€ HT), qui pèsera à long terme sur les capacités d’investissement de la communauté mérite pourtant qu’on y réfléchisse à deux fois, car le projet quimpérois ne table pas sur des investissements privés comme à Cesson Sévigné avec l’Arena Legendre. On ne peut non plus compter sur des aides de la Région ou du Département dans le cadre des contrats de pays et de territoire comme c’était encore le cas pour les aménagements du Centre des congrès du Chapeau Rouge et la réhabilitation de Penvillers (5 M€ sur les 16M€ des 2 projets).
Sera -t’on en mesure d’assurer au moins un équilibre financier dans le fonctionnement de la structure ? Rien n’est moins sûr. La simulation faite pour l’Arena de Quimper table sur un minimum de 52 évènements annuels pour assurer cet équilibre. Pourtant à Brest, avec une équipe fanion forte, et une jauge basket annoncée de 4000 places, le même équilibre pour l’Arena est estimé à 80 évènements sur 10 mois.
Or nous sommes à un an des élections qui amèneront des changements d’équipes municipales dans les différentes communes de QBO. Il faut laisser le choix du projet à ceux qui seront en charge de l’assumer. A eux de voir si la construction d’une Arena constitue une priorité communautaire pour les 15 ans à venir.
On peut espérer que la frénésie actuelle apportée à l’avancée du projet n’est en rien liée à la volonté d’effacer les échecs du pôle métropolitain et du référendum sur les Halles dans les perspectives électorales de 2020 et que l’intérêt de la communauté et ses habitants reste l’objectif.