Bus : des gratuités en trompe-l’oeil

Après la gratuité des stationnements en voierie après 17h, le maire de Quimper annonçait mardi celle des bus le samedi matin. Or Il n’y a jamais de réelle gratuité. Au bout du compte quelqu’un paiera, et d’une manière ou d’une autre, si l’usager ne participe pas, ce sera le contribuable. Les coûts d’exploitation et le manque à gagner doivent bien être compensés. L’actuelle majorité n’indique pas comment : augmentation du versement transport pour les établissements de plus de 9 employés ? des impôts des particuliers ? ponction du budget général, et au détriment de quel autre service ou de quelles subventions aux associations ?
Cette annonce n’est qu’une opération de communication qui se substitue à une véritable politique des mobilités à Quimper. On préfère mettre de l’argent dans la gratuité plutôt que dans une politique de l’offre de transports.
Se contenter d’une gratuité du samedi matin avec pour seul objectif la liaison avec le centre-ville, c’est oublier les besoins des habitants de l’agglomération tout au long de la semaine pour leur travail, leur scolarité, leurs activités : il leur faut des dessertes rapides, fréquentes avec un système d’information performant et une tarification adaptée (tarification sociale, développement des plans de déplacements entreprises etc).
On ne prend pas le bus parce qu’il est gratuit mais parce qu’il amène avec efficacité là où l’on a besoin d’aller.
A l’heure où le maire annonce de sombres coupes budgétaires, cette gratuité fait figure de poignées de cacahuètes jetées aux quimpérois pour détourner l’attention du principal : l’absence de projet.

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